• Fraîcheur

    Une certaine froideur, certes.

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    Des bleus, contrastés, une part sombre.

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    Quelque chose de nordique, entre lumière et ombre.

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    De ces ciels du Nord aux accents froids et claquants.

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    Et pourtant, tant de poésie dans ce mordant...

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    Et de la chaleur aussi, beaucoup de coeur et de tendresse.

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    Une part de langueur, une forme de paresse.

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    DITTE ISAGER

  • 3,2,1 Bouclez !

    Connaissez vous les mots valises ? Les "portmanteauword" chers à Lewis Caroll.

    Un doux mélange, une salade de mots, et des définitions qui enrichissent.

    Quelques exemples :

    • adoléchiant : jeune personne au mauvais caractère
    • cerf-les-fesses : cervidé plutôt trouillard
    • chirurchien : celui qui chasse la lapindicite
    • homarylinmonroe : crustacé que certains aiment chaud
    • merdaille : une médaille dont le peu de valeur en fait un objet absolument quelconque
    • merdiateur : homme de médias faisant n'importe quoi
    • milichien : chien policier
    • poustache : moustache ayant poussé
    • primaturé : singe né avant terme
    • brugnole : brûler des bagnoles

    Rien à voir cependant avec la xyloglossie (ou langue de bois, en grec ancien), langage jubilatoire à la contraction rigolarde. Où comment reprendre nos racines pour créer de nouveaux arbres :

    • capillotracté : tiré par les cheveux.
    • colombophile : fan d'inspecteur américain à imper mastic, cigare et peugeot croulante
    • hyperthyrrhoïdien des Alpes : crétin
    • intraoculodigitalie : action de se fourrer de doigt dans l'oeil
    • Laetitiacata : de laetitia (joie) et cata (en bas), désigne un "mobilier" municipal de la République Française dont le haut a de quoi réjouir au moins la partie masculine de la population.
    • nanipabullophile : amateur de nain de jardin à brouette

    Celui-là était pour moi..

    Bon, et en objets, les mélanges, ça peut donner quoi ?

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    Des étagères valises ?

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    De merveilleuses empilations.

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    De sublimes décorations.

    Aller, et pour ceux pour qui les valises, c'est du concret, du coffre à remplir, de la masse à traîner, du voyageur qui transpire et du vacancier bronzé...

    Courage !

  • Cogito Lego sum

    Lorsque je vois mon petit gars de 6 ans construire à tour de bras usines, éoliennes, moulins et autres mécanismes à hélices, je suis fière "comme un bar tabac", comme dirait l'autre.

    Ok, ma phrase est un peu bécasse...

    Il est évident que mon petit lapin ne pratique pas encore l'architecture en chambre, ne stocke pas les tuiles canal sous son lit et ne gâche pas du mortier dans le lavabo de la salle de bain.

    En revanche, il légote sec, il bricotte, empile, structure. L'incisive de sortie, histoire, malgré mes recommandations dentaires, de décapsuler mini truc et chose à engrenage. Petits doigts ancrés sur les briques, l'imagination marche au galop.

    Je ramène parfois de mes vide-greniers de nouvelles boites, histoire d'amplifier le stock, de multiplier les expériences. C'est qu'il faut le nourrir ce petit gars là...

    Alors quand j'ai vu les dernières créations du roi du plastique, j'ai un peu bondi !

    Du pur intello. Du qui fait plaisir à mon âme architecte.

    Du truc qui vous fait cogiter sur les formes, et jouer en cultivant ses généralités.

    Ca le fait non, dans une cour d'école, un petit minou qui vous sort d'un coup d'un seul "super, ce soir, je finis mon Franck Lloyd Wright "?

    Rien à faire, ça vous pose un lapinou.

    C'est chez LEGO, c'est intelligent, et c'est beau.

  • A star is born

    Aujourd'hui, nous recevons une star.

    La chouchoute de la maison (enfin, chut, ne lui dites pas, mais c'est l'UNE des chouchoutes, elle a plein de soeurs/mères/cousines cachées ça et là...)

    Et LA chouchoute, c'est...

    BARBIE !

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    Ouiiiii ! "Ze l'aime trop" a déclaré Miss Toutou, sa soeur aînée (ou mère, on ne sait jamais bien dans cette famille).

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    Miss Barbie, grande fille toute simple, pose aujourd'hui pour vous dans un petit ensemble créé par la mère de la soeur (ou de la mère). Vous me suivez ? Non ?

    Ben par moi quoi.

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    Encouragée, forcée, que je fus par ma petite caille multipare, qui, tombée sous le charme d'un bout de kimono posé négligemment sur le bord de ma table à couture, vint à me convaincre, que décidemment, la pose négligée ne convenait absolument pas à cette petite merveille de soie, et qu'une robe pour Barbie la transformerait de bon aloi.

    Et voilà comment de kimono, la chose fut transformée en robe du soir.

    Ajoutons une touche glamour à la tenue, en un petit diadème couturier emprunt de roses.

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    Et voilà la star...

    I'am a Barbie girl, in a Barbie world...

  • Lectures

    Alors, une fois n'est pas coutume, parlons un peu lecture...

    Non pas que je ne lis pas, je vis quasiment dans une bibliothèque...

    Mais le temps manque, hélas, pour lire ET commenter.

    Sauf que là...

    Y'a injustice. Y'a problème. Y'a maldonne !

    Je dois sortir mon bâton de pélerin du livre mal jugé, de la mauvaise case, du truc mal rangé.

    Bon, j'imagine que tout comme moi, vous avez lu le "Da Vinci Code" de Dan Brown ?

    Une belle intrigue, un rythme haletant, mais un fin plutôt youp la boom, assez peu crédible faut dire. Tirée par les cheveux, comme dirait Marie-Madeleine. Et depuis, sur les traces du bouquin, un culte, une adoration...Bon.

    Dans la foulée du Da Vinci, les éditeurs ont sorti de leurs placards toutes sortes de romans historico-ésoterico-policier dont j'avoue, je suis assez friande !

    Assez peu tiennent la route quand même, il faut le dire. Quelques uns tirent leur épingle du jeu néanmoins.

    Jusqu'à il y a 1 mois.

    Date funeste, où, me promenant dans les allées d'un Emmaüs embouquiné, je sortis à tout hasard, du haut d'un placard, un bouquin à "couverture à chier", mais dont le titre m'attira l'oeil.

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    Je vous explique.

    Le bouquin "à couverture à chier", c'est le livre à qui on a donné une couverture qui pourrait aller à n'importe qui. Un truc ésotérique, avec des couleurs criardes, hérité, il faut le dire, des goûts parfois cabinesques de nos amis américains, dont les éditeurs français affublent maintenant toute chose à lire classée dans les "passera pas l'hiver". De la littérature pour jeun's à vocation médiévalo-chevaleresque à la saga australienne à famille maudite, et vas-y que je te colle une couverture bariolée, maquillée comme une voiture volée. Faut croire que le multicolore fait vendre...

    Bref, depuis quelques années, pour séparer le bon grain de l'ivraie, la couverture ne sert plus à rien.

    Qui sait ? Maintenant, sous le criard, peut se cacher un Barbara Cartland remasteurisé ou un thriller à frissonner. Au choix, comme les bonbecs d'Harry Potter, ou la boite de chocolat de Forest Gump on ne sait jamais ce sur quoi on va tomber...

     Je pris donc l'objet, attirée par le titre, et le tendis à mon cher et tendre, en lui disant "tiens, ça pourrait être pas mal...". Point de scrupules pour les sous, à 50 centimes l'ouvrage, on peut jouer les critiques littéraires aux petits pieds sans avoir la pointure...

    Mon amoureux lu la chose à vitesse TGV, et d'un air canaille me tendit l'objet : "tu vas voir"...

    Ahhh, j'ai vu ! J'ai lu, hypnotisée, embarquée, pourchassée, tétanisée.

    OUF !

    Dan Brown, à côté, c'est de la roupie de sansonnet, du pipi de chat, du pas croyable et du juste crédible.

    Du coup, j'ai foncé chez mon libraire (le vrai, pas le monsieur de la récup), et j'ai commandé deux autres opus du même auteur.

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    Encore deux belles couvertures immondes.

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    J'en sors tout juste.

    Essouflée, haletante, interloquée, questionnée.

    Les intrigues sont bien menées, les personnages cadrés, l'action incroyable. Et surtout, l'histoire en est crédible. Basée sur des faits historiques, des recherches scientifiques. On ressort de ces livres là comme sortis de space mountain, faut un peu de temps pour s'en remettre !

    Alors bon, la psychologie des personnages y est minimaliste et on y tue à tour de bras. Aucune subtilité de ce côté là.

    Mais côté intrigue et action, c'est de la balle ! Chaque livre est un James Bond, un Indiana Jones, un film en puissance.

    Alors si il vous reste quelques jours de vacances, avec l'envie de plonger dans une intrigue à faire oublier la rentrée, courrez acheter ces livres à couvertures à chier.

    Il y a parfois des trésors sous le laid !