peter greenaway

  • Imago fugit...

    J'aurais voulu, ce week-end, vous entraîner dans le sillage de Peter Greenaway.

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    The Belly of an Architect (le ventre de l'architecte), Drawing by numbers, The Draughtsman's Contract (meurtre dans un jardin anglais)... La liste est longue. Mes plus belles émotions esthétiques au cinéma...

    Peter Greenaway n'est pas seulement un cinéaste accompli, c'est aussi un artiste à part entière. Ses synopsis mèlent photos, découpages, collages, dessins. Le travail de cet homme me fascine.

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    Dans le film "Drawing by numbers", chaque scène est un tableau en soit. Tout y est symbole, une sorte d'immense cabinet de curiosités où l'oeil se perd...

    Bon, j'aurais vraiment voulu vous faire découvrir ce passionné de l'image, vous entraîner dans son univers si particulier...

    Mais voilà. Impossible de trouver sur le net un site qui traduise cette fabuleuse optique que Greenaway pose sur le monde. Même son site "officiel" est plat, les photos y sont de mauvaises qualités, le texte l'emporte sur l'image. Et lorsque l'on sait quelle importance il accorde à l'image... J'irai presque jusqu'à penser qu'il l'a fait exprès, le bougre !

    Bon, restent ses films... A voir et revoir pour décrypter chaque image comme un tableau, pour s'abreuver de lumières et de sensations visuelles...

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    Et comme je ne voulais pas vous laisser sur votre faim (ou fin, au choix !), je vous propose de plonger dans un autre univers tout aussi fascinant. Celui du photographe THIERRY URBAIN.

    J'aime tout particulièrement son oeuvre intitulée "Archéologies du Désert". (Allez savoir pourquoi... :0))

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    Ce qui m'impressionne le plus dans cette oeuvre, c'est l'envers du décor. Thierry Urbain réalise en effet ses superbes photos de désert... dans des bacs à sable, ou sortes de grandes boites à chaussures... Ses décors y sont réalisés avec minutie puis pris en photos macroscopiques. D'où, à mon sens, une réelle intimité de l'image, un grain incomparable, une profondeur de champ "veloutée", une texture visuelle.

    Du velours à mes yeux, une sorte de Klein de la photo...

    Bon, du coup, ça va mieux !

    Allez, bon week-end !